Le Kbis : un document officiel, mais pas pour tous les micro-entrepreneurs
Définition et rôle du Kbis
Le Kbis est souvent défini comme la « carte d’identité » d’une entreprise. Délivré par le Greffe du tribunal de commerce, il atteste de l’existence légale d’une structure. Quand vous demandez un extrait Kbis, vous obtenez un document officiel qui mentionne des informations essentielles : la dénomination sociale, le numéro SIREN, la forme juridique (par exemple, SARL, SAS, EURL), l’adresse du siège, l'identité des dirigeants, l’activité principale exercée, etc. Lorsqu’un partenaire potentiel réclame un Kbis, il cherche généralement à vérifier la régularité de votre entreprise sur le plan légal et à s’assurer que vous êtes bien immatriculé.
Dans le contexte d’une micro-entreprise, la question se pose de savoir si vous êtes tenu de vous immatriculer au RCS. En effet, seuls les entrepreneurs ayant des activités commerciales doivent impérativement passer par cette formalité. Les micro-entrepreneurs qui exercent une activité purement artisanale s’immatriculent pourtant au Répertoire des métiers (RM), et peuvent disposer d’un document équivalent appelé extrait D1. De plus, les professions libérales n’ont pas à s’enregistrer au RCS ni au RM, mais seulement auprès de l’URSSAF, ce qui les prive de facto du Kbis. Il faut donc examiner votre domaine d’activité pour déterminer la nécessité ou non de posséder un Kbis. Les demandes sont réalisées sur le site du Greffe, et le document peut être récupéré en format électronique ou papier, moyennant quelques euros de frais de délivrance.
Qui peut obtenir un Kbis en micro-entreprise
Pour être éligible à l’obtention d’un Kbis, vous devez remplir au moins l’un des critères suivants :
- Exercer une activité commerciale déclarée en micro-entreprise (achat-revente, commerce de détail, e-commerce, etc.).
- Être un agent commercial immatriculé au registre spécial des agents commerciaux.
Dans ce cas, le Greffe vous délivre votre Kbis peu de temps après la création officielle de votre entreprise, ou une fois votre demande d’immatriculation validée. Dans la pratique, si vous avez coché la case “activité commerciale” lors de votre déclaration de micro-entrepreneur, vous devriez être invité à finaliser votre inscription auprès du centre de formalités des entreprises compétent, puis du Greffe du tribunal de commerce.
En revanche, si votre activité est à dominante artisanale (coiffure, plomberie, maçonnerie, etc.), votre immatriculation dépendra plutôt de la Chambre de métiers et de l’artisanat. Vous n’obtiendrez donc pas de Kbis, mais un extrait D1. Enfin, si vous exercez une profession libérale (consultant, graphiste, formateur, etc.), vous ne dépendez pas du RCS ni du RM, donc vous ne pourrez pas non plus posséder de Kbis, même si vous êtes sous le régime de la micro-entreprise. Dans ce cas, l’avis SIRENE est plus pertinent pour prouver l’existence de votre activité.