Les motivations pour intégrer son Kbis dans un back-office SaaS B2B
Vouloir offrir un accès direct et simplifié au Kbis dans un back-office client peut paraître évident à première vue : rendre l’information transparente, rassurer sur la légalité et la conformité de l’entreprise, faciliter les contrôles en interne ou éviter les retards dans l’obtention du document. Regardons de plus près les principales raisons qui poussent des éditeurs SaaS ou des entreprises utilisatrices à envisager une telle fonctionnalité.
Gagner la confiance et apporter de la transparence
Les entreprises, particulièrement dans l’univers B2B, sont souvent soucieuses de contracter avec des partenaires solides. Pouvoir afficher le Kbis de la société prestataire peut constituer un gage de bonne foi, prouvant que la société est bien à jour dans ses démarches et dispose d’un statut légal sans faille. Certains entrepreneurs s’enorgueillissent même de présenter ce papier officiel pour mettre en avant la légitimité de leur structure. Dans un univers numérique toujours plus concurrentiel, ce genre d’argument de transparence peut faire la différence, en tout cas sur le plan marketing.
La question se pose surtout quand la confiance est un enjeu sécuritaire ou stratégique. Par exemple, une plateforme de gestion de paiements inter-entreprises peut considérer primordial de montrer à ses utilisateurs qu’elle est reconnue par les autorités, qu’elle dispose d’un SIREN valide, et qu’elle est inscrite en bonne et due forme au Registre du Commerce. Cette vitrine de confiance peut être un argument fort pour les prospects qui hésitent encore à souscrire au service ou à confier leurs informations sensibles.
Réduire les démarches administratives pour les partenaires
Imaginons que vous soyez un grossiste en ligne qui vend des produits de cosmétique à des instituts de beauté. Vous administrez une plateforme SaaS B2B permettant à vos clients, les instituts, de commander en toute simplicité. À chaque nouvelle inscription, vous avez besoin de fournir votre propre Kbis à vos clients, ou inversement, pour valider certains points contractuels. Au lieu de gérer ces échanges par e-mail ou via un outil tiers, vous pourriez envisager de mettre en libre accès votre Kbis dans la section « Documentations légales » du back-office. Les nouveaux clients le téléchargeraient directement si nécessaire. Cela ferait gagner du temps et simplifierait grandement les processus de vérification.
Les facteurs administratifs peuvent en effet s’accumuler : en 2022, selon un rapport d’une fédération professionnelle (source interne confidentielle), plus de 65% des échanges entre entreprises questionnaient la validité légale des statuts de l’un ou l’autre partenaire, entraînant des retards de plusieurs semaines dans la signature de contrats. La mise à disposition automatique du Kbis vise justement à fluidifier ce genre d’interactions et à absorber ces retards inutiles.
Proposer un service différenciant
Pour les éditeurs de solutions SaaS, disposer d’une fonctionnalité d’affichage et de mise à jour automatique du Kbis peut représenter un atout concurrentiel. Dans un marché B2B où la concurrence se joue parfois sur des détails, chaque argument, surtout sur le plan de la crédibilité, peut compter. Mettre en avant son Kbis, ou donner la possibilité à l’utilisateur de vérifier rapidement les informations légales, s’inscrit dans une logique de service clé en main. Cela regroupe parfois plusieurs modules : génération d’attestations, déclaration de TVA, téléchargement direct d’extraits Kbis, etc.
D’un point de vue technique, certains providers utilisent des API qui vont chercher les informations légales auprès de registres nationaux pour garantir leur fiabilité. Ces API, payantes ou non, permettent de tenir à jour en quasi-temps réel les données légales des entreprises, ce qui pourrait être perçu comme un gain de temps et une réduction des erreurs. Pour beaucoup de leaders du marché, avoir ce genre d’intégration donne une image de professionnalisme et de sérieux, à condition évidemment de bien baliser les règles d’accès et de diffusion de ces données confidentielles.